08/04/2012

Karibu Masaï Mara

Karibu, en Swahili, veut dire Bienvenue!!!

A peine arrivés au camp que nous voilà repartis en safari pour y faire nos premières approches animalières du grand parc.

Notre première découverte est un Topi ou Damalisque (Damaliscus korrigum), sorte de grande antilope aux couleurs improbables. Ce sera la seule que j'aurai eu l'occasion de photographier. Désolé si la photo est légèrement floue.

Topi, DamalisqueLe Topi est la proie favorite du Guépard et ne compte que sur sa vitesse de course pour sa sauvegarde, ce qui, face à ce champion de vitesse toutes catégories, est un pari risqué.

Malheureusement, un gros orage équatorial est en préparation. La lumière décline rapidement. Ca va être bonbon pour tirer des photos correctes...

Girafe massaï, phacochèreLe Masaï mara est étonnamment vert. Il faut dire que la saison des pluies vient de se terminer, ce qui nous vaut ces orages de queue.

Dans un petit mois, ce sera la grande migration des gnous qui vont remonter du Serengetti jusqu'ici pour profiter de l'herbe verte.

phacochèreEn attendant la pluie, un phacochère fait d'étranges salamalecs. Je trouve qu'il ressemble un peu à un colonel d'infanterie britannique. Il lui manque sa capeline rouge.

GnousEt voici nos premiers gnous dans le Masai mara. Ils sont, à cette époque (fin juillet) environ 500 000, selon notre guide.

Fin septembre, ils seront plus de 10 000 000. Accompagnés d'une horde de zèbres qui migrent avec eux.

Gnous, zèbresA certains endroits, des bandes de terrain d'une cinquantaine de mètres de large sont totalement dénudés de végétation avec une terre littéralement labourée en surface par les traces de sabots de ces ruminants.

Ce sont des couloirs de migration.

Nous sommes un peu trop tôt que pour pouvoir voir cette dernière mais ces couloirs, qui datent de l'année passée, nous donnent toute la mesure du phénomène énorme qu'est cette migration.

guépardLà où il y a des Topis, il y a ... des Guépards (Acinonyx jubatus).

Quelle chance de découvrir ces fauves en voie de régression malgré tous les programmes de protection. Ils sont impressionnants car beaucoup plus grands que ce que les documentaires laissent supposer.

guépardÇa ne se voit pas sur la photo, mais c'est à ce moment là que l'orage a décidé de s'épancher copieusement sur nous. Mon guide, à qui j'avais demandé s'il croyait que l'orage serait pour nous et qui m'avait répondu d'un "no no no no no!", ferait bien de réviser ses rudiments de météorologie kényane.

Les guépards sont restés impassibles.

Pas nous.

Des litres, des seaux entiers, se sont abattus sur nous d'un coup et il nous était impossible de fermer le toit ouvrant de notre véhicule par l'extérieur à cause de la présence des fauves, à quelques mètres.

J'ai tenté de fermer le toit de l'intérieur, ce qui m'a valu d'être trempé comme une soupe en quelques secondes.

orageY pas à dire, je comprends, maintenant, pourquoi l'herbe est verte, par ici (en tous cas, en cette période de l'année). Un troupeau de gnous profite de l'ondée au loin pendant que je me sèche du mieux que je peux.

Bah, la pluie n'était pas froide, c'est déjà ça...

Retour au camp. Une petite douche (pour économiser l'eau, hinhinhin, je ris...) me fera le plus grand bien d'autant que je me sens bien fatigué d'un coup.

Je prends ma douche en compagnie d'une copine...

araignée... dont la taille approximative est environ celle de la photo (sur mon 17 pouces. N'allez pas imaginer l'impensable si vous avez un écran plus grand!).

Ah, je suis bien content de ne pas être arachnophobe, moi.

Elle a déjà fait les frais d'une savate car il lui manque une patte.

Elle a survécu probablement à un membre du personnel qui fait les tentes matin et soir pour éviter ce genre de rencontre désagréable à la plupart des européens.

Il a eu du mérite d'avoir pu l'estropier car, quand elle en a eu marre de contempler mon corps d'athlète (hum!), elle s'est tirée avec une vitesse effarante en prenant ses sept pattes restantes à son cou qu'elle n'a du reste pas.

Comme je ne connais pas cette copine, je décide de l'appeler la "Blitz Flat Spider". On se reverra encore lors de notre séjour mais on a oublié d'échanger nos adresses...

 

Direction le resto de l'hôtel mais pas sans passer au bar, boire une bonne Tusker, bière kényane de très grande qualité brassicole.

A ce moment ma femme me demande pourquoi je fume.

Je la regarde étonné, ça fait 25 ans que j'ai arrêté la cigarette!

Puis je me rends compte que mes filles me regardent interloquées, tout comme les autres clients attablés un peu plus loin.

Il fait frais le soir, la température descend facilement à cause de l'altitude et, effectivement, je dégage plein de vapeur...

Petit repas léger, je m'éclipse et rentre directo dans ma tente et prends ma température: 40°...

Commentaires

Toujours aussi intéressant et bien raconté.
Juste une question en passant.
Ferais-tu facilement de la fièvre?
;o)
Bonne journée.
MM.

Écrit par : MM | 09/04/2012

Répondre à ce commentaire

Pas vraiment, non.
Mais en lisant la suite, tu comprendras...
Bises,
Renaud

Écrit par : RenaudGN | 09/04/2012

L'araignée est impressionnante ! Je te souhaite une agréable journée
JP

Écrit par : jpla | 09/04/2012

Répondre à ce commentaire

Merci pour ce merveilleux reportage
Bon lundi
Bises

Écrit par : nicole | 09/04/2012

Répondre à ce commentaire

quelle merveilleuse savane !!

Écrit par : didier | 10/04/2012

Répondre à ce commentaire

Magnifiques tes photos, tu as dû te régaler. J'espère que la fièvre est tombée!!!!! Bonne soirée, amitiés Renaud.

Écrit par : tede | 10/04/2012

Répondre à ce commentaire

Salut Renaud,

Magnifique ton reportage, j'ai l'impression d'y être à nouveau.
De tous les pays d'Afrique, c'est celui qui m'a laissé les plus beaux souvenirs.
J'y ai parcouru le Tsavo, l'Ambosseli, le lac Nakuru sans oublier le fabuleux Masaï Mara.

Bravo

Écrit par : Aigleloup | 11/04/2012

Répondre à ce commentaire

Les commentaires sont fermés.