16/05/2010

Hydromel, breuvage divin

BONNE FÊTE aux Honoré, Brendan, Brandan, Brandon, Brenda, Gens, Pèlerin, Simon, Simone, Simonetta, Simonette, Simoun, Ubald

Vingt-deux apiculteurs désireux d'apprendre comment faire de l'hydromel se sont réunis chaque mercredi soir du mois d'avril pour suivre le cours donné magistralement par Michel Poncé, membre émérite de la Confrérie des Vins de Fruit d'Ottignies-Louvain la Neuve et apiculteur lui-même. Ces cours ont été organisés par la SRAWE, Société Royale des Apiculteurs de Wavre et Environs en collaboration avec la Confrérie.

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Ces quatre cours d'environ trois heures chacun nous ont permis de comprendre le phénomène de la vinification et de l'appliquer à ce vin d'amis un peu spécial qu'est l'hydromel.

Michel s'est montré un professeur enthousiaste et didactique. Il nous a fait goûter, apprécier et nous a appris à déguster intelligemment un hydromel sec ou doux, acide ou non, mélangé avec des fruits, voire de l'oignon...

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Le W-E des 1 et 2 mai, nous nous sommes tous réunis pour les cours pratiques. Michel nous avait donné les clefs de la vinification de l'hydromel, à nous de créer notre propre et premier breuvage des Dieux...

Trois équipes furent créées. Trois vinifications différentes. Sec 12°, demi-sec 14° et doux 16°.

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La première étape fut de préparer notre moût en fonction de ce que nous voudrions obtenir comme vin et de la quantité de miel disponible. Pour se faire nous avons d'abord calculé les quantités d'eau et de miel à mettre en œuvre.

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L'étape suivante fut de mélanger miel  et eau et de porter à ébullition douce. C'est fou le nombre d'impuretés encore présentes dans le miel malgré le soin apporté par les apiculteurs que nous sommes à filtrer le miel que nous produisons. Ces impuretés furent, au fur et à mesure, écumés du moût.

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Une fois ce dernier bien débarrassé de ses dernières impuretés et, surtout, pasteurisé par son ébullition, nous avons fait descendre la t° du moût grâce à un serpentin alimenté d'eau froide que nous avons plongé dans la casserole du moût.

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Notre moût à environ 60° nous avons transvasé le précieux liquide dans un fût (propre et sanitairement désinfecté, comme tout le matériel utilisé) en le filtrant dans un tamis de cuisine préalablement couvert de deux épaisseurs d'ouate stérile.

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Le lendemain, le dimanche 2 mai, le moût étant descendu à la t° de la pièce, 22°, nous avons travaillé à corriger son acidité. Pour ce faire, nous avons fait un titrage chimique au bleu de bromothymol afin de déterminer l'acidité (très faible) de notre moût.

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L'ajout de quelques grammes d'acide tartrique nous a permis d'ajuster l'acidité à celle que nous voulions obtenir en fonction de notre groupe et du type l'hydromel à créer.

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Nous avons, ensuite, mesuré la densité du produit grâce à un densimètre. Pas pour le plaisir, bien sûr, mais afin de pouvoir surveiller l'évolution de cette dernière pendant la fermentation. Ah, oui, j'oubliais : la densité, c'est la quantité de sucre et d'alcool présents dans un liquide. Ici, sans fermentation déjà commencée, cette densité représente la quantité de sucres diluée dans le moût.

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Nous nous sommes alors attelés à réactiver par la méthode de Bordeaux les levures en sachet apportées par notre mentor es-vinification qui en a profité pour prendre un peu d'avance sur les élèves assoiffés.

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Pendant que les levures reprenaient vie, nous avons chargé légèrement notre moût en tanins qui auront une action bénéfique sur la conservation de notre hydromel. Un tanin clair a été choisi pour qu'il ne perturbe pas trop la coloration naturelle dorée de l'hydromel. Le tanin n'étant pas soluble tel quel dans une solution aqueuse, nous l'avons préalablement dilué dans de l'alcool éthylique « bon goût ».

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Une fois les levures réactivées, nous les avons introduites dans le moût en prenant bien garde qu'il n'y ait pas de choc thermique entre la t° du moût et celle des levures. Une différence de 5° étant l'écart maximum admissible.

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La fermentation, moyennant une surveillance de bénédictin, pourra donc commencer à 24° dans la salle de fermentation de Michel.

Vivement dans un an pour pouvoir enfin goûter ensemble le Divin breuvage que nous avons fait ensemble.

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« Vins d'amis » : ce vocable qui nous a été enseigné par Michel est tellement vrai que nous avons eu l'occasion non seulement d'apprendre des choses passionnantes mais aussi de faire de très sympathiques et amicaux liens avec des apiculteurs de toute la Wallonie et, bien entendu, avec notre très chouette professeur...

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00:49 Publié dans Général | Commentaires (11)

Commentaires

Quelle leçon fort bien sympathique.
Bon dimanche,
jj@+

Écrit par : Jean Jacques | 16/05/2010

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rhôô mais comment faisaient nos ancêtres ????

Écrit par : digitale | 16/05/2010

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Une belle leçon, avec tous les détails pour réussir cette boisson des dieux!
très intéressant.
bravo.
A+

Écrit par : Mamyni | 16/05/2010

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J'ai appris quelque chose en venant te voir! trés interessant ! Il faut dire que le cours est bien expliqué ! c'est trés pointu, minutieux la réunion trés amicale je crois!
J'ai admiré ta photo de l'aigrette alba! je ne les vois plus en ce moment!
Par contre, je suis trés trés vite passée sur l'article "araignée" beurk!!! des frissons!!
Belle fin de journée
Bises

Écrit par : violette | 16/05/2010

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Très instructif.
C'est une denrée rare qu'on ne trouve pas facilement.
Amitiés,Pierre.

Écrit par : Pierre | 16/05/2010

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Merci
ce reportage est très interressant.
Je ne connais pas ce breuvage de nom oui mais pas de gout
Bonne soirée
Gros bisous

Écrit par : nicole | 16/05/2010

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C'est tout près d'Annecy à lovagny
Bisous
Bonne nuit

Écrit par : nicole | 16/05/2010

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Hahaa... Nos duides Patrix et Lesabeillesmepix (=Renaud LOL) en pleine séance d'instruction. Alors quand est-ce qu'on goûte à votre hydromel maison?

J'aurais bien aimé suivre ce cours aussi, mais chaque chose en son temps: d'abord les bases de l'apiculture, le reste on verra après.
A+,

Écrit par : Véro (du cours d'apiculture) | 16/05/2010

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un superbe reportage que tu nous offres là !!
ça met l'eau à a bouche !!

Écrit par : didier | 17/05/2010

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Bien intéressant ..

Écrit par : Martine et Manuel | 20/05/2010

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C'est vraiment passionnant! Nous sommes vraiment amateurs d'hydromel à la maison! Et c'est avec beaucoup de plaisir que je viens de découvrir chez vous le secret de sa fabrication. Merci beaucoup pour ce beau reportage! Cette été nous avons découvert qu'en Allemagne il y avait des épiceries qui vendaient jusqu'à 50 sortes d'hydromels! Parfumés de différentes manières! Nous avons pu découvrir celui à la vanille et le "viking blood" à la cerise. Vraiment excellent! Sur Paris nous avons quelques bonnes adresses mais nous courrons surtout les fêtes médiévales pour en trouver et rencontrer les apiculteurs.

Écrit par : Norethrud | 15/08/2010

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